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Présentation

  AUTODAFÉ nous transporte dans les coulisses du monde littéraire, où l'on assiste à un rendez-vous entre un nègre - littéraire s'entend - et son client. Ce rendez-vous prend souvent la dimension d'une confrontation entre deux conceptions de l'art, mais aussi de la vie.

  Les événements inattendus qui ponctuent la pièce sont là pour relier au monde extérieur, surréaliste fût-il, la tour d'ivoire dans laquelle sont enfermés les deux protagonistes. Ils permettent aussi de les révéler. Mais les personnages exubérants qui les entourent sèment le trouble chez le spectateur qui s'interroge sur le rôle de chacun.

  Malgré leurs antagonismes, le nègre et son client se ressemblent. Ils se montrent aussi cyniques l'un que l'autre, campés dans leurs certitudes et leur détermination à suivre la route qu'ils se sont tracée. À défaut de sympathiser, ils s'entendent et finissent par signer un contrat.

  La dimension ludique de la pièce (le jeu des apparences) s'étend à deux extraits de livres qui seront remis au spectateur à la sortie. Outre que ces textes prolongent la pièce en la documentant (ces deux extraits sont tirés l'un d'un livre écrit par le nègre, l'autre par son client), ils l'éclairent également et en offrent une lecture peut-être différente de celle qu'a pu en faire le spectateur. Ils sont enfin une tentative de juxtaposition interactive de deux genres littéraires habituellement dissociés.

Patrick Pognant / Septembre 1999

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