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  FABRICE FUSAING :

  - Je vous trouve plus odieux que drôle. Ce n'est pas la franchise que votre pléthore exalte mais le cynisme. Je suis moi-même d'une nature plutôt franche cependant que contrairement à vous, je ne pense pas qu'il faille tout oser dire. La franchise doit pouvoir s'adapter aux circonstances et aux individus. Joyaux enfouis sous les ordures, la vérité, la sincérité et l'amour se trouvent parfois dans le mensonge...
  "Mais il n'est plus de mon âge d'en deviser abstraitement, tel un sujet de rhétorique. Je n'aime pas ce type de jabotage. Je n'aime pas notre bavardage. Je ne vous aime pas. Je vous propose d'aborder l'objet de votre bien pesante visite. Auparavant, permettez-moi de sonner mon valet pour qu'il nous apporte quelque liqueur sans laquelle je suis incapable de parler affaire.

  Ce disant, il souffle dans une trompette. Entre alors Casimir, avec un plateau chargé d'une fiole emplie d'un liquide ambré et de plusieurs verres à liqueur.
  Gildas de La Foucquerie regarde avec étonnement ce drôle de valet s'approcher indolemment du bureau. Il est stupéfié quand Casimir, après avoir déposé le plateau, s'en retourne lentement à l'office en laissant découvrir et rouler son postérieur brasillant...

  GILDAS DE LA FOUCQUERIE :

  - Mais il est cul nu ! Et cet accoutrement ! C'est carnaval sans les plumes... Monsieur, je ne comprends pas le sens de cette bouffonnerie que je trouve d'un goût des plus douteux.

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